Lundi 5 juin 2006

       


















Bientôt la coupe du monde et déjà pouvons-nous anticiper sur les insupportables commentaires et les prises de positions chauvines de ces « journalistes sportifs » improvisés. Ce supplice, que de nombreux amateurs de sport endurent depuis bien des années, m’a fait réagir. En effet lorsque l’on y regarde de plus près, l’incompétence des nombreux journalistes en matière de sport ne fait que refléter la faiblesse des moyens déployés pour promouvoir cette culture, et les médias français (et tout particulièrement la télévision) semblent bâcler l’information sportive… Ceci est d’autant plus vrai pour les chaînes publiques qui ne présentent aucune véritable émission de qualité (nous éviterons les commentaires indésirables sur Téléfoot ou encore Stade2) si bien qu’il faut s’orienter vers la presse ou les chaînes payantes pour trouver un semblant de savoir-faire. Le sport Français ne mérite-t-il pas un meilleur sort ? Qui n’a pas manqué de se suicider en écoutant les commentaires et analyses biaisées de l’outrecuidant Jean-Michel Larqué ! Combien de télévisions cassées devant l’accent simulé de George Eddy ?

        Personnellement je ne prétends pas être doté de capacités journalistiques particulières, mais il me semble urgent de lutter contre le despotisme des médias qui nous imposent une information partielle et partiale; et ce, pas uniquement dans le domaine sportif. C’est donc parce que la télévision, qui jouit d’une situation monopolistique perverse, abandonne le sport ou le maltraite, que l’idée m’est venue pour exprimer mon mécontentement d’utiliser quelque chose que j’ai pendant longtemps méprisé :le blog. Mon inexpérience en matière d’informatique et le ridicule des blogs d’adolescents en recherche d’identité m’ont rendu frileux pour un temps. Cependant mon attitude fataliste face aux attaques à l’encontre du sport a laissé place à un lourd sentiment de culpabilité. L’objet de ma démarche s’apparente donc à une forme de catharsis, exprimer ma colère et ma déception devenait nécessaire; mais je tâcherai bien entendu de dépasser les « coups de gueule » et exposer mon point de vue sur l’actualité sportive. Cela dit, si des faits ne relevant pas du domaine sportif m’interpellent je ne me priverai pas pour en parler.

       Attendez vous donc à voir paraître des commentaires sur l’actualité sportive (surtout axée football) mais aussi sur des sujets totalement divers et variés. Notre blog ne se veut pas être l’antichambre de la « beauf’ attitude », mais le « politiquement correct » n’est pas non plus le genre de la maison…

 

 

 

par The Punisher publié dans : Microscopages
Dimanche 4 juin 2006














Je n'ai rien contre Marie Antoinette. Femme frivole, politique médiocre, elle vaut tout juste notre mépris. Ne nous acharnons donc pas sur elle, il est même possible d'avoir un peu de compassion à son égard : comme la plupart des victimes de la terreur, elle n'a été victimes que de sa propre bêtise, due à la trop lente diffusion des Lumières.

Je n'ai rien non plus contre Kirsten Dunst, cette jeune actrice est charmante. Mais le film dans lequel elle joue est une épouvantable escroquerie. Quel que soit l'aspect sous lequel on l'examine, tout lui donne tort, aussi sa condamnation est inéluctable. Soyons sans pitié pour Marie Antoinette.

Sofia Coppola, réalisatrice respectée, a commis là une faute dont je gage qu'elle peinera à se remettre. Commençons par dire que le titre du film a été très mal choisi : il n'est à aucun moment question de Marie Antoinette dans ce film, du moins de celle que l'on connait. Nous pourrions presque en savoir gré à Sofia Coppola, tant les films historiques américains sont mauvais. Reprenons donc le résumé du film : dans un royaume de carton pâte, hanté par de terribles monstres, certains puissants et solitaires, les duègnes, d'autres plus faibles mais se déplaçant en hordes dévastatrices, les gens du peuple, une jeune et jolie princesse, nommée fortuitement Marie Antoinette, découvre son futur mari, un certain Louis XVI. Elle provient d'une contrée lointaine, ce qui perturbe un peu son intégration à la cour, mais heureusement, tous parlent anglais.

Voilà matière à faire un chef d'oeuvre. C'est sans doute pourquoi on regrette, une fois devant le fait accompli, de ne pas avoir emmené un panier de tomates dans la salle de cinéma. En effet, une fois passées les cinq longues minutes de publicité vantant la splendeur de la nouvelle clio, c'est deux heures de matraquage publicitaire pour la vie de château qui nous assaillent. On s'attendait à une vision intéressante de ce monde particulier, l'espace de vie d'une reine, on nous envoie une resucée du dernier Paris match (un des journaux les plus lus de France), le tout monté par des publicitaires de grand talent (c'était un impératif, les photographes de Paris Match sont désespérément mauvais).

Ce qu'on nous sert ici dégage de dangereux relents, à travers un vernis fait pour plaire. Un mot résume ce film : complaisance. Complaisance envers des personnages, qui disposant de tous les savoirs du monde,  préfèrent n'en faire usage et verser dans la frivolité. Complaisance envers les maux de ces individus, qui sont aussi douloureux qu'un pincement sous anesthésie générale. Le loup se fait agneau, pour mieux nous apprendre à braire. Que l'on n'essaie pas de nous faire croire que posséder un Versailles est un droit tout aussi fondamental et inaliénable que de disposer de son minable pavillon de la banlieue Nouvelle Orléanaise. Que l'on n'essaie pas de nous faire croire que les célébrités sont les personnes les plus malheureuses du monde, étant conspuées à longueur de temps : il est toujours plus de monde pour flatter les puissants que pour les attaquer. Non, Marie Antoinette n'est pas une jeune fille comme les autres. Non, mesdemoiselles, tout le monde ne peut pas être reine de France, ni président des Etats-Unis non plus, d'ailleurs. On vous a menti.

Samedi 3 juin 2006

Stéphane, Kévin et Nathalie, trois blogueurs parmi tant d'autres. Eh oui, malheureusement, ce ne sont pas les seuls. Je dirai même que ces trois joyeux tristus sont emblématiques de toute une génération s'abîmant dans la médiocrité. Vous qui vous aventurez dans la blogosphère, prenez garde : Car il n'est pas dit que vous ne soyez pris de nausée, voire de spasmes, si par inconscience vous confiiez votre chemin aux diverses indications comme "mes blogs préférés', ou "site des membres du forums". Ce n'est plus un dédale, c'est la descente aux enfers.

Minauderie, considérations hautement philosophiques (du type "qu'est ce que c'est dur la vie quand même"), exposition de la misère sexuelle : la blogosphère ne vous épargnera pas, où que vous fuyiez. Le sociologue hardi devra penser à s'assurer un solide soutien psychologique, qui sera du reste inefficace si l'étude dure trop longtemps. Cependant, réjouissons nous. Car enfin, le peuple peut nous faire part de ses angoisses, de ses préoccupations, enfin, la sociologie dispose de la plus grande enquête réalisée à ce jour, et ce sans avoir déboursé le moindre centime !

Mais quelle catastrophe s'expose à nos yeux ! Implosion, déliquescence... La voilà, la fin des utopies. Ce ne sont pas de vulgaires théoriciens, qui ne méritent du reste même pas ce nom, qui y ont mis un terme. Non, c'est tout un peuple, qui, las que l'on glose sur son courage, sur son intelligence, sa force, a décidé de se révéler sous son vrai jour. celui de l'homme bestial, vulgaire mécanique à peine plus détraquée par les campagnes télévisuelles d'abrutissement qu'elle ne l'est naturellement. Loft story est devenu soft story. Car désormais, allez sur internet, vous aurez la même chose avec cent mille fois plus de protagonistes.

Alors, me direz vous, pourquoi avons nous mis les pieds dans cet eldorado de la nullité ? Avec, qui plus est, un néologisme tellement dépourvu de sens, microscopage, que c'est à s'en pâmer de rire ? C'est une bonne question.

A laquelle je vais néanmoins m'efforcer de répondre. Ce blog est pour l'instant expérimental. Nous y écrivons des articles sur des sujets précis, et par ce biais tentons d'éclairer nos sympathiques lecteurs. Le titre m'est passé par la tête lorsque, fronçant les sourcils devant mon ordinateur, je louchais sur l'intitulé "titre du blog". Le microscope est un instrument agrandissant l'image des choses de façon démesurée afin d'en saisir la structure intime. Ce site peut être considéré comme une page. Un zoom sur la société, digéré par nos cervelles avant d'être placé sous vos yeux sous une forme plus intelligible.

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