Au Tiers-monde, un tiers de l'économie est souterraine.
Comprenez bien les implications dantesques d'une telle situation : les Africains ne gagnent en fait pas, par jour, un euro, mais un euro cinquante !
En somme, l'intégralité du prix de ce qu'ils produisent ne leur revient pas. Le cacao qui arrive en Europe a pour prix le prix de son transport, ainsi que le profit obtenu par le propriétaire terrien local (il y a quelques capitalistes africains, parait-il)
Prolétaire : qui ne gagne que de quoi subvenir à son existence. Le prolétaire africain est le plus bel exemple de prolétaire que l'on puisse trouver, le spécimen le plus rentable, à condition qu'il n'aille pas massacrer celui d'à côté pour cause de surpopulation (cf Rwanda). Pourquoi ? Parce que pour vivre en Afrique, il suffit d'un euro par jour, voire moins. C'est en quelque sorte le smic local. (chez nous, environ 30 fois supérieur) En effet, tout le monde étant payé pareil, la seule industrie locale fonctionnant bien, l'agriculture vivrière, produit de la nourriture à des prix défiant toute compétition, ou ne produit rien du tout, cela arrive aussi. Avec son salaire, le prolétaire africain peut se payer une chose, la seule véritablement essentielle : de la nourriture. Pas du poulet (c'est en Europe qu'on produit le moins cher, avec le transport on arriverait au tiers du salaire mensuel de notre africain, c'est beaucoup trop), mais des céréales locales, équivalent du riz en Asie. Pas de cacao non plus, car il s'agit, bien que nous autres européens ne nous en rendions pas compte, d'un produit de luxe, qui s'il était produit en Europe, nous reviendrait sans doute infiniment plus cher (et ne serait plus à la portée de nos prolos, comme on les appelle si affectueusement chez nous)
Pourquoi, peut on se demander, cette disproportion entre la valeur du travail d'un africain et la nôtre ? Je ne sais pas. Peut-être est ce à cause de la dette des pays africains (un pays endetté voit souvent la valeur de sa monnaie baisser), mais je n'en suis pas sûr. Peut-être aussi est ce dû au décalage technologique : les Africains sont incapables de produire quoi que ce soi de développé. Si vous lisez la presse, vous constaterez que ce n'est pas là que l'on y trouve ce genre d'informations.... Les communiqués de presse du Medef ne semblent pas se préoccuper de ce genre de problèmes.
Reste qu'il s'agit d'un fait. Que cette situation ne sera pas éternelle. Certes, si l'Afrique se réveille, nous risquons simplement de voir les prix du chocolat et du café grimper de façon spectaculaire. Pas de quoi être à l'origine d'une crise internationale (quoique. D'après Marx, le déclencheur des révoltes allemandes contre Napoléon a été le prix démesuré du sucre lié au blocus continental). Mais regardez la Chine. Son économie intérieure se développe de façon spectaculaire. D'ici quelques décennies (une ou deux), elle sera en mesure de produire elle même ce qu'elle nous achetait jusque là. Nous ne serons alors plus en mesure de vendre nos produit vingt fois plus cher que ce qu'ils valent. C'est à dire que nous ne seront plus en mesure d'acheter les leurs vingt fois moins cher que ce qu'ils valent.
A quoi faut-il s'attendre ? Tout d'abord à une crise. Une très grosse crise. Notre pays ne cesse de s'endetter, et, à moins de supprimer l'essentiel des avantages sociaux, cela devrait continuer. Ceci est valable pour tout l'occident, au premier chef les Etats-Unis. Un jour, nous ne serons plus solvables. Alors il faudra se contenter de ce que nous produisons chez nous, et vu qu'il ne reste plus que 20% d'emplois dans l'industrie, on devra se contenter de très peu. Comme avant, en fait, dans les années 1950-1960.... (sauf qu'à l'époque, le pétrole était bon marché)
Mais après tout, ce n'est que justice.
Comprenez bien les implications dantesques d'une telle situation : les Africains ne gagnent en fait pas, par jour, un euro, mais un euro cinquante !
En somme, l'intégralité du prix de ce qu'ils produisent ne leur revient pas. Le cacao qui arrive en Europe a pour prix le prix de son transport, ainsi que le profit obtenu par le propriétaire terrien local (il y a quelques capitalistes africains, parait-il)
Prolétaire : qui ne gagne que de quoi subvenir à son existence. Le prolétaire africain est le plus bel exemple de prolétaire que l'on puisse trouver, le spécimen le plus rentable, à condition qu'il n'aille pas massacrer celui d'à côté pour cause de surpopulation (cf Rwanda). Pourquoi ? Parce que pour vivre en Afrique, il suffit d'un euro par jour, voire moins. C'est en quelque sorte le smic local. (chez nous, environ 30 fois supérieur) En effet, tout le monde étant payé pareil, la seule industrie locale fonctionnant bien, l'agriculture vivrière, produit de la nourriture à des prix défiant toute compétition, ou ne produit rien du tout, cela arrive aussi. Avec son salaire, le prolétaire africain peut se payer une chose, la seule véritablement essentielle : de la nourriture. Pas du poulet (c'est en Europe qu'on produit le moins cher, avec le transport on arriverait au tiers du salaire mensuel de notre africain, c'est beaucoup trop), mais des céréales locales, équivalent du riz en Asie. Pas de cacao non plus, car il s'agit, bien que nous autres européens ne nous en rendions pas compte, d'un produit de luxe, qui s'il était produit en Europe, nous reviendrait sans doute infiniment plus cher (et ne serait plus à la portée de nos prolos, comme on les appelle si affectueusement chez nous)
Pourquoi, peut on se demander, cette disproportion entre la valeur du travail d'un africain et la nôtre ? Je ne sais pas. Peut-être est ce à cause de la dette des pays africains (un pays endetté voit souvent la valeur de sa monnaie baisser), mais je n'en suis pas sûr. Peut-être aussi est ce dû au décalage technologique : les Africains sont incapables de produire quoi que ce soi de développé. Si vous lisez la presse, vous constaterez que ce n'est pas là que l'on y trouve ce genre d'informations.... Les communiqués de presse du Medef ne semblent pas se préoccuper de ce genre de problèmes.
Reste qu'il s'agit d'un fait. Que cette situation ne sera pas éternelle. Certes, si l'Afrique se réveille, nous risquons simplement de voir les prix du chocolat et du café grimper de façon spectaculaire. Pas de quoi être à l'origine d'une crise internationale (quoique. D'après Marx, le déclencheur des révoltes allemandes contre Napoléon a été le prix démesuré du sucre lié au blocus continental). Mais regardez la Chine. Son économie intérieure se développe de façon spectaculaire. D'ici quelques décennies (une ou deux), elle sera en mesure de produire elle même ce qu'elle nous achetait jusque là. Nous ne serons alors plus en mesure de vendre nos produit vingt fois plus cher que ce qu'ils valent. C'est à dire que nous ne seront plus en mesure d'acheter les leurs vingt fois moins cher que ce qu'ils valent.
A quoi faut-il s'attendre ? Tout d'abord à une crise. Une très grosse crise. Notre pays ne cesse de s'endetter, et, à moins de supprimer l'essentiel des avantages sociaux, cela devrait continuer. Ceci est valable pour tout l'occident, au premier chef les Etats-Unis. Un jour, nous ne serons plus solvables. Alors il faudra se contenter de ce que nous produisons chez nous, et vu qu'il ne reste plus que 20% d'emplois dans l'industrie, on devra se contenter de très peu. Comme avant, en fait, dans les années 1950-1960.... (sauf qu'à l'époque, le pétrole était bon marché)
Mais après tout, ce n'est que justice.
par Argh
publié dans :
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