Nicolas Sarkozy vient de commettre la première d'une longue série de vilennies qui iront sans doute s'accumulant jusqu'à ce qu'il termine sa triste carrière.
Cesare Battisti, ancien membre d'un groupuscule d'extrème gauche italien, s'était durant les années de plomb (années 1980) réfugié en France, condamné dans son pays à la prison à perpétuité sans procès, soupçonné d'avoir participé à deux ou trois assassinats politiques. Assuré par Mitterrand d'être en sûreté en France, il y avait refait sa vie, s'était converti en écrivain, et ce jusqu'à ce que nos bons vieux réacs retrouvent le pouvoir. Il s'était alors enfui au Brésil, ou a priori, personne n'irait jamais lui chercher des noises.
Alors voilà, hormis la sympathie que m'inspire nécessairement un type qui a foutu sa vie en l'air pour un combat perdu d'avance, le dégoût provoqué par son arrestation prend sa source dans un détail foncièrement sordide : c'est la police française, dûment mandatée par Nicolas Sarkozy lui même, qui a traqué Battisti jusque dans sa retraite brésilienne. Ce sinistre personnage a réussi jusqu'à susciter l'indignation du pathétique BHL, c'est vous dire.
Ne nous y trompons pas, Nicolas Sarkozy n'est pas un employé à la solde de Romano Prodi, le Bayrou local (et, accessoirement, président du conseil italien), n'a pas de famille italienne qu'aurait malencontreusement égratignée Battisti dans sa jeunesse, mais, simplement, est en pleine campagne présidentielle. Alors, d'une pierre deux coups, il s'en prend au camp qu'il abhorre,et que son électorat abhorre encore plus, lutte de classe oblige, et, surtout, montre qu'il se moque éperdument de la parole donnée par un homme de gauche, cet homme eût-il été président de la République pendant quatorze ans, et au moins aussi pourri que lui.
Enfin, comme il faut trouver du positif en toute chose, nous savons désormais que tous les coups sont permis. Nicolas Sarkozy est du côté de ceux qui durant les années de plomb torturaient allègrement les gauchistes qui leurs tombaient sous la main, de ceux qui n'ont jamais voulu condamner le général Pinochet (de peur sans doute de déplaire à leur électorat), de ceux pour lesquels les masses ne s'émeuvront jamais s'ils tombent du piédestal sur lequel elle les ont pourtant hissés. En gros, c'est un salaud au sens noble du terme.
Cesare Battisti, ancien membre d'un groupuscule d'extrème gauche italien, s'était durant les années de plomb (années 1980) réfugié en France, condamné dans son pays à la prison à perpétuité sans procès, soupçonné d'avoir participé à deux ou trois assassinats politiques. Assuré par Mitterrand d'être en sûreté en France, il y avait refait sa vie, s'était converti en écrivain, et ce jusqu'à ce que nos bons vieux réacs retrouvent le pouvoir. Il s'était alors enfui au Brésil, ou a priori, personne n'irait jamais lui chercher des noises.
Alors voilà, hormis la sympathie que m'inspire nécessairement un type qui a foutu sa vie en l'air pour un combat perdu d'avance, le dégoût provoqué par son arrestation prend sa source dans un détail foncièrement sordide : c'est la police française, dûment mandatée par Nicolas Sarkozy lui même, qui a traqué Battisti jusque dans sa retraite brésilienne. Ce sinistre personnage a réussi jusqu'à susciter l'indignation du pathétique BHL, c'est vous dire.
Ne nous y trompons pas, Nicolas Sarkozy n'est pas un employé à la solde de Romano Prodi, le Bayrou local (et, accessoirement, président du conseil italien), n'a pas de famille italienne qu'aurait malencontreusement égratignée Battisti dans sa jeunesse, mais, simplement, est en pleine campagne présidentielle. Alors, d'une pierre deux coups, il s'en prend au camp qu'il abhorre,et que son électorat abhorre encore plus, lutte de classe oblige, et, surtout, montre qu'il se moque éperdument de la parole donnée par un homme de gauche, cet homme eût-il été président de la République pendant quatorze ans, et au moins aussi pourri que lui.
Enfin, comme il faut trouver du positif en toute chose, nous savons désormais que tous les coups sont permis. Nicolas Sarkozy est du côté de ceux qui durant les années de plomb torturaient allègrement les gauchistes qui leurs tombaient sous la main, de ceux qui n'ont jamais voulu condamner le général Pinochet (de peur sans doute de déplaire à leur électorat), de ceux pour lesquels les masses ne s'émeuvront jamais s'ils tombent du piédestal sur lequel elle les ont pourtant hissés. En gros, c'est un salaud au sens noble du terme.
par Argh
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